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EXPO JORIS

EXPO JORIS
VILLA DUTOIT- GENÈVE

EXPO ALDEBARAN

EXPO ALDEBARAN
EXPOSITION ALDEBARAN

cinq à corps tissé

CINQ À CORPS TISSÉ

Livre-boite


Delphine Hayat (France) broderies

Joyce Kubat, (USA), dessins numériques

Lina Puerta, (Colombie-USA), dessins numériques

Simone Stoll, (Allemagne), dessins numériques

Sophie Menuet, (France), dessins numériques, encre brodées


Éditions Bellodorso

Texte: bilingue

Raoul Hébréard, artiste

Traduction anglais: Serge Boudot, auteur, journaliste à Jazz Hot

Tirage: 15 exemplaires

BOITE 5 À CORPS TISSÉ

BOITE 5 À CORPS TISSÉ

balai à bras

balai à bras

vanité

vanité
Vanité-piquée, Musée de Gap

PUBLICATION

PUBLICATION
Nouvelle publication SEMBLANCE

vue exposition maison abandonnée

vue exposition maison abandonnée
vue, exposition maison abandonnée, mai 2017

FRAC ATELIERS

FRAC ATELIERS

BATISTE COLLÈGE

BATISTE COLLÈGE

image collège1

image collège1

animation

animation
animation gap

SENTINELLES

SENTINELLES CULTURELLES, MUSÉE MUSÉUM DE GAP
NOVEMBRE 2016 - AVRIL 2017

Extrait de Trésors Monstres

…Proches de l’autofiction, chair et chère à la littérature contemporaine les photographies mettent en scène l’artiste qui se grime à tel point, qu’elle disparaît au profit de créations de personnages imaginaires et loufoques. Même pose à chaque prise, même cadrage, elles semblent présenter une collection à la manière d’une galerie de portraits. Les “modèles” posent, buste de trois quarts plus ou moins vêtus, ornés et affublés de matériaux, de bijoux, de coiffes et de tissus, d’accoutrements des plus improbables. Les bijoux comme les chapeaux n’en sont pas ou sont détournés de leurs habituelles fonctions. Les vêtements et les objets couvrent parfois le visage, s’y accrochent et mettent en relief les regards équivoques aux cils parfois prolongés par de longs fils. Le nez peut être utilisé comme support, les oreilles comme accroches… la bouche bâillonnée, toutes les parties du visage sont exploitées. Et la peau livre ses secrets intimes au grand jour. Les personnages accompagnent le spectateur comme des mentors qui animeraient des tableaux, tels ceux recouvrant les salles et les couloirs des châteaux ou des manoirs. Album de photos de famille fantasque où l’ancêtre nous raconte une histoire…

Extrait de Trésors Monstres, Sophie Braganti, publié en mars 2015, sur le site de AICA (Association Internationale des Critiques d’Art).

crédit photo © sophiemenuet

crédit photo © sophiemenuet
crédit photo © sophiemenuet

texteCCLEMENT

Sophie Menuet développe une œuvre d’une insolente étrangeté…

Elle introduit dans le monde de nos perceptions visuelles de nouvelles espèces, qui sont autant d’extensions du genre humain : mutants, avatars, ou démiurges ? Dans ses réalisations/transgressions, le corps et le visage apparaissent comme des formes anatomiques vouées à la défiguration, et à l’hybridation. Les diverses pièces, photographies, et objets présentés, à la fois mystérieux et familiers, possèdent une dimension auto biographique qui accentue un sentiment d’inquiétude, ce que Freud appelle: « Das Unheimliche » Ils interrogent le « moi », l’autre et au-delà. Ils engendrent ainsi des fictions souterraines, et des images mentales fantasmagoriques dérivant dans une sorte d’entre-deux.

Quand on pénètre les lieux de l’exposition, on est frappé par l’atmosphère étrange qui s’en dégage. La galerie est conçue comme une succession d’ambiances qui se modifient de pièces en pièces. La lumière du jour y est raréfiée, et on passe d’un premier espace nimbé d’un curieux éclairage quasi aquatique aux autres pièces de plus en plus sombres.

On peut penser aux cabinets de curiosité, ou à certains sanctuaires. Les œuvres apparaissent ainsi plus saisissantes encore, telles des apparitions, isolées dans leurs sources lumineuses. Elles semblent en dialogue les unes avec les autres et deviennent expansives, génératrices de jonctions avec nos pensées intimes ou nos représentations ordinaires.

L’artiste scénarise une galerie de portraits et d’êtres qui sont autant de doubles imaginaires, de personnages androïdes, ou bioniques. Ces divers hybrides qu’invente Sophie Menuet tiennent à la fois du mécanique et du chimérique moderne, entre obsessions, et l’humour des cadavres exquis : leurs corps polymorphes et précaires, semblent peupler les lieux de leur ironie, mais aussi de leurs mystères …(telle la monstrueuse forme organique de satin noir brodé, soutenue par des carcans de métal, et intitulée Détérance).

Reproductions poétiques d’expérimentations de laboratoire ou fictions spatio-temporelles ? Cette mise en scène, comportant aussi quelques objets imaginaires ou usuels ( guéridons, tables basses…), exploite les thématiques récurrentes de l’artiste, développées autour de principes de polarités : le simple et le complexe, les ressemblances et les différences, l’ombre et la lumière , le secret et le révélé, l’animal et l’humain.

Constituées de tissus, prothèses, parures ou carapaces, ces créatures données à voir, toutes différentes, étranges chimères de vertébrés et d’invertébrés, évoquent la mort, mais aussi la vie, une vie à rebours de l’évolution. Le travail de l’artiste explore la nature humaine dissimulée en chacun de nous, les limites de notre espace mental ou physique, et les constructions culturelles qui définissent des concepts tels que la terreur, la folie et la métamorphose. Son art, nourri de songes et de cauchemars, procède d’une poésie des contraires où les corps imaginés de ses sujets photographiés, dessinés ou animés, expriment l’exploration permanente de l’art et de ses limites.

Par associations, attractions ou tensions, les différentes œuvres et pièces installées se répondent, s’activent et mettent en mouvement une succession de récits, ou d’histoires potentielles engendrant une multiplicité de lectures ; elles balisent ainsi un parcours sensoriel qui agit sur le spectateur comme catalyseur de sens et d’interprétations.

L’œuvre de Sophie Menuet suscite une réflexion trouble sur l’identité et l’altérité, les archétypes et les mémoires. Ses réalisations, telles des oxymores, constituent ainsi une sorte de vanité moderne, dressée dans un décor d’une délicate et transgressive poétique.

Caroline Clement, Auteur, 2014.

Texte critique

Travelling
Serge Baudot, Writer, translator, Jazz Hot journalist, producter at R.C.F.

Sophie Menuet proposes to our eyes a work that invites us to different “trips”; her pieces seem to be suspended in a timelessness which questions our generic memory as well as our selective memory. They remind us of a preoccupation about art history, of a connection to a strong pictoriality without using any paint, of a perception of the present, of a presence/absence of the femininity in our world. She speaks to us of the body and its “dressing”, of carapaces with their form memory, of protection. Her materials and creation stands are multifarious, she subjugates them to what she wants to tell us. The materials employed often carry stories, memories, and she uses them with a working precision, an abundance of details which guides us in a fractal universe, from detail to totality, and vice versa. She practises sculpture, drawing, video, photography as well; all these media create a cosmogony and reflect her interrogation about the place of the “man”, body and individual, in the world that surrounds us.
Raoul Hébréard, 2008.

ex

ex

dessin ruiss

dessin ruiss
Paresse

paresse

Cette exposition personnelle s'est réalisée à l'issue d'une intervention de trois mois au collège Le Ruissatel à Marseille.

L'exposition s'articule autour de l'évocation d'une chambre onirique, où les objet du quotidien prennent d'autres aspects.

Tapis brodé en lévitation, couverture ouatée imprimées de dessins, crâne sur table basse, lit capitonné.


Pour ce projet l'idée fut de réaliser des dessins éphémères sur la vitrine et sur la cloison centrale de la galerie du collège. Une Installation où se répondent dessins, sculptures et photographies.


La sculpture Lit glouton, où une forme hybride semble émerger est séparée par une cloison imprimée d'images nocturnes (collage/mur).

On retrouve ses mêmes motifs dans la série Chroniques dessinées et les dessins agrandis sur la vitrine (gouache blanche).

Une résille de fils blancs forme un écran tout autour de l'espace.

Derrière la cloison centrale la sculpture L'infinie chambre: dans une petite boite noire juchée sur un guéridon, de petits lits en bois dorés se projètent à l'infini sur les parois de miroirs.

ruis

ruis
Espace Collège Ruissatel, Marseille

ruis5

ruis5

atelier

atelier
l'espace de travail, Atelier La Fosse, Marseille, oct 2016

galerie la porte étroite

Exposition Le sommeil de la raison
Galerie La Porte étroite, Toulon

galerie la porte étroite

galerie la porte étroite
galerie la porte étroite

galerie passage de l'art

galerie passage de l'art
Murmure, 2016, galerie du passage de l'art

exposition Murmure, 2016

exposition Murmure, 2016
Galerie Passage de l'art

Work in progress

Work in progress
Work in progress, vue d'atelier, Sculptures, Dessins, Photographies: Sophie Menuet

TEXTE FPDV N°36 Le fétichisme ostentatoire

TEXTE CRITique

MONDAY, FEBRUARY 11, 2013

Le fétichisme ostentatoire, le laboratoire de l’art … ? (première partie)

Sophie Menuet dans ses « vêtements-sculptures » et ces « parures » revisite sans ménagement les drames de son enfance ; elle s’approprie son histoire personnelle dans un scénario inventif à la narration poétique. Les traumatismes d’un passif, le récit de vie sont mis en scène par la distanciation grâce à la forme du fantastique, à l’intrigue de la fiction et aux propositions de l’étrange ; l’imagination comme condition à la confidence. Une mémoire imbibée de monstrueux souvenirs et des réminiscences débordantes comme le morcellement d’un passé à reconstituer. L’inspiration artistique, la grande nécessité créatrice, les vertus salutaires du beau et la puissance conjuratoire de l’expression sont des armes d’auto défense redoutables face aux forteresses dérisoires, aux obélisques gâtés et autres bûchers des vanités de l’autorité phallocentrique.
Des silhouettes fantomatiques enfouies de satin souffrent solennellement, silencieusement et pudiquement. Des personnages immuables drapés de révérence sont bridés dans leurs protubérances chimériques et empêtrés dans leurs excroissances hantées. Ils se camouflent derrière le sourire extatique et crispé des déments ou bien dans une attitude hiératique adaptée ; un aplomb légendaire propre aux monarques. Une beauté burlesque, un foisonnement dantesque et une vision inspirée émanent de ces moignons capitonnés, de ces orifices bouchés et de ces menottes informes. Une vision de l’intime tout en prudence et une parade tout en indices implicites qui magnifie l’insoutenable ; le travail de Sophie Menuet comme un gage réalisé durablement, la contenance bienveillante des pacifiques ou la fierté esseulée de l’insolent et éloquent silence.

Extrait in chronique FPDV N°36, Nicolat Savignat
/ " Le fétichisme ostentatoire, le laboratoire de l’art … ?" (1/2) par Nicolas Savignat / France

livre-boite

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éditions Bellodorso